Les Yao du Vietnam

Mise à jour: 27/3/2019 | 11:17:07 AM

Les Yao du Vietnam sont connus par une grande variété de genres des arts et littérature folkloriques dont vieux contes, contes humoristiques, fables, devinettes, chansons populaires. Parmi les chansons folkloriques, les plus populaires sont les pả dung, sorte de chants alternés lyriques.

La culture des Yao

Les Yao ont les propres coutumes matrimoniales. Pour se marier, les jeunes doivent non seulement obtenir l’approbation des parents mais aussi avoir des dates de naissances « concordantes ». Le jeune homme demande à la future belle-famille de s’y installer et travailler volontairement 3 ou 4 jours. Après un ou deux mois, il retourne y faire un second séjour, dans lequel il peut parler à sa fiancée et partager sa couche. Puis, il rentre chez lui pour préparer le marriage si la famille de la fiancée est d’accord.

Dans la vie spirituelle, l’ethnie Yao subit l’influence des trois religions, surtout celle du Taoisme qui se manifeste dans les fêtes saisonnières ou dans les séances de prière pour implorer la protection contre les événements : maladie, accouchement, funérailles, calamité naturelle. Les Yao pratiquent le culte des ancêtres chez eux ou à la maison du chef du lignage.

Depuis longtemps, les Yao au Vietnam sont connus par une grande variété de genres des arts et littérature folkloriques dont vieux contes, contes humoristiques, fables, devinettes, chansons populaires. Parmi les chansons folkloriques, les plus populaires sont les pả dung, sorte de chants alternés lyriques.

Les Yao au Vietnam émigrèrent des provinces d’origine de Fukien, Guangdong, Guangxi (Chine) depuis le XIIIè jusqu’au XXè siècle.

L’ethnie Yao se compose de plusieurs groupes locaux : Yao Đo (Yao Rouge), Yao Quan Chet (Yao à pantalon serré), Yao Ao Dai (Dao à Tunique), Yao Dai Ban, Yao Thanh Y…

L’ethnie Yao au Vietnam habite dans les provinces de la moyenne et haute région au Nord.

Elle occupe souvent des terres à toute altitude et vivent en bons voisins avec d’autres ethnies comme Hmong, Tay, Thaï, Muong, Viet, Hoa…

Ses ressources principales proviennent de l’agriculture, en plantant le riz et le mais.

La tenue traditionelle des Yao

+ En général, les femmes Yao portent un patalon et une longue tunique fendue sur le devant.

+ Et les hommes portent souvent un pantalon  en cotonnade teinte à l’indigo, noué à la taille à l’aide d’une large ceinture comme tous les groupes.

Les Yao ont coutume de porter des bijoux en argent ou en bronze.

+ Les Yao portent une veste courte, sur laquelle ils enfilent pour les grandes occasions une tunique descendant jusqu’aux genoux.

+ Les cheveux sont relevés en chignon sur la nuque ou rasés sur le pourtour à l’exception d’une touffe au sommet de la tête.

Maison des Yao

+ La maison est à moitié sur sol et à moitié sur pilotis, ce qui adapté aux fortes pentes. Les douzes piliers principaux, vieux de 60/70 ans en troncs de l’arbre tho, un bois très résistant aux insectes; constituaient des biens familiaux pour les nouvelles constructions.

 La terrasse devant les fenêtres sert au séchage du linge, au bain, à la préparation de l’indigo et à la teinture des textiles. Le grenier sert à conserver le riz, le mais et les haricots.

Le toit en bambou doit être changer tous les 5 ou 6 ans.

Selon la tradition, le chef de famille réalise le rituel de fin de construction frappant 3 fois le toit avec un couteau il dit « est-on le soir », on lui répond « oui il fait nuit ». Voilà voilà.